Jeudi 2 juin 4 02 /06 /Juin 00:02

Tous c'est chiffre baisse du chômage catégorie a b ou c sont totalement faux
C'est un mensonge du gouvernement
Car ils ya des milliers de gens qui ne sont pas comptabiliser non inscrit a pôle emploi par conséquent non comptabiliser par les statistiques

C'est normal les gens se cassent de pôle emploi a force d’être emmerder pour des contrat de 1 journée , contrat précaire sous la menace d'une radiation donc les gens se cassent et ne sont pas comptabiliser

Alors se gouvernement nous fait croire que c'est merveilleux tous va bien et ils ya baissent du chômage faux arrêter de raconter du pipo

Mais 2012 approche ils vont tous se casser

Par SM
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Mardi 3 février 2 03 /02 /Fév 13:32

Pour compléter les propos de jean paul, voici l'interview d'un agent ANPE qui témoigne en toute franchise de la tournure du contrôle des chômeurs

LES AGENTS ANPE SOUS PRESSION POUR FAIRE DE L'ABATTAGE

Il y a pire que d'aller à l'ANPE : y travailler. Chargé du contrôle des chômeurs dans une agence de la France profonde, Jean-Paul est fatigué de devoir les radier par paquets de douze. Fatigué du despotisme qu'il faut à la fois subir et faire subir, dans le cadre d'un service public imprégné jusqu'à l'os par l'idéologie de la gagne. à condition de rester anonyme. Car bien que responsable syndical (SUD-ANPE), il n'est pas libre de se lâcher pour autant.


 Depuis quand es-tu agent ANPE ?

Jean-Paul : Ça fait quatorze ans. Quand je suis entré à l'ANPE en 1991, les agents n'étaient pas trop formatés, la responsabilisation personnelle du chômeur n'était pas encore l'idéologie dominante. À l'époque, dans ma petite agence, on comptait une dizaine de radiations par an. Aujourd'hui, on en est à plusieurs centaines par agence.

Pour fonctionne. C'est important de la faire connaître aux chômeurs, pour qu'ils comprennent les ficelles et se sortent de la relation de soumission qu'ils ont trop souvent envers nous, et qui n'est que l'envers de notre propre soumission. Tout en étant en situation de contrôle, on se retrouve en effet soi-même à en subir un, qui fait que le système va bien entrer dans nos têtel'usager, l'ANPE est de plus en plus une machine à broyer les chômeurs. Comment les agents vivent-ils ce rôle ?

De l'extérieur, on n'en voit que les conséquences : convocations à répétition, menaces, sanctions, radiations... Mais de l'intérieur, on voit la mécanique mise en oeuvre pour que le système s.
Commençons par un cas concret, que j'ai vécu récemment dans la région où je travaille. Il s'agit d'un gars au chômage depuis un an, appelons-le Hugo. Hugo veut créer une petite maison d'édition, une idée qui l'a pris peu après son licenciement. Il se lance, mais le conflit prud'homal qui l'oppose à son ancien employeur l'empêche d'effectuer toutes les démarches nécessaires. Or, pour le conseiller ANPE modèle, ce genre de problème ne compte pas : quelle que soit sa situation, le chômeur doit être capable dans les quinze jours qui suivent son inscription d'être opérationnel pour chercher un emploi. Avec une création d'entreprise, c'est un peu différent, car c'est un projet à long terme. Encore faut-il d'abord l'évaluer. Ce boulot d'évaluation, l'ANPE le soustraite à un cabinet spécialisé avant de valider ou non le projet.
Revenons à Hugo. Après plusieurs mois de flottement, il demande de lui-même une évaluation. Celle-ci conclut au sérieux du projet et préconise de donner un an de plus à Hugo pour qu'il le mène à bien. Ce bilan est envoyé au référent ANPE, qui décide alors de ne pas valider le projet... et de radier Hugo.

En somme, l'ANPE rémunère un cabinet privé à faire des évaluations qui ne seront prises en compte que si elles desservent le chômeur...

Non, ça dépend de l'agent. En fait, la décision de radier appartient au directeur de l'agence. Mais l'agent a le pouvoir de remplir un formulaire qui est ce qu'on appelle un avertissement avant radiation. Ça veut dire que le chômeur visé a quinze jours pour fournir ses justifications, après quoi le directeur peut décider de lui couper les vivres. Déjà, quand tu reçois ça, ça fait assez mal. Sur le formulaire envoyé à Hugo, l'agent a coché la case : «constate que vous n'avez pas accompli d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi.» C'est l'une des nouvelles formules introduites par le décret du 2 août 2005, qui amplifie l'échelle des sanctions pour les chômeurs.
La sanction la plus légère, c'est quinze jours de suspension. C'est énorme. Dans une entreprise, une mise à pied d'un jour est déjà une sanction grave. Trois jours sans salaire, c'est gravissime. Pour un chômeur, par contre, quinze jours sans alloc, c'est juste une tape sur les doigts.
Le décret prévoit jusqu'à trente-huit situations justifiant une sanction ! Hugo a donc le dos au mur. Coup de bol, tout en faisant ses démarches pour devenir éditeur, il a aussi cherché du boulot. Il renvoie un dossier en béton de trente pages, avec copie de tous ses courriers aux employeurs. En réponse, un courrier signé «le directeur» - il n'y a jamais de nom - lui dit : «Vos arguments ne sont pas susceptibles de changer ma décision.» Et hop, radié ! Voilà, c'est un exemple de la façon dont ça se passe aujourd'hui.

Les agents ANPE sont-ils incités à faire de l'abattage ? Ont-ils des objectifs chiffrés ?

Il y a effectivement des objectifs, non pas de radiations, mais de baisse du taux de chômage, même si dans les faits l'un participe à l'autre. Ces objectifs sont assignés agence par agence. On nous dit par exemple : les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de deux ans doivent baisser de 11%. Ou le taux de chômage des femmes doit diminuer de tant... Parallèlement il y a aussi des objectifs de collecte d'offres d'emploi, de mises en relation avec les employeurs, etc.

Et si l'agence n'atteint pas ces objectifs, on radie aussi le directeur ?

Au pire, seulement dans son porte-monnaie... Depuis deux ans, les membres de la hiérarchie - animateurs d'équipe, directeurs d'agence, directeurs départemental, régional, national - reçoivent une prime annuelle variable dite de responsabilisation lorsque les divers objectifs sont atteints. Pour un directeur d'agence, cette prime peut représenter entre un et deux mois de salaire. Les agents, eux, ont droit à une petite prime dite d'intéressement régional, liée elle aussi aux objectifs.

Il y a donc un intérêt financier à tailler dans les listes ?

Oui, mais il ne s'agit pas d'une incitation personnalisée. Pas encore. Pour le moment, la prime dépend des résultats de l'agence. À la limite, si un agent est trop sympa avec les chômeurs, ses collègues peuvent lui reprocher de faire baisser la moyenne. Après, il y a d'autres formes de pression. Le directeur peut mettre plus ou moins le paquet sur le personnel. Ça dépend de sa conformité au discours ambiant, qui dit que l'allocataire est un profiteur et que la société doit lui botter les fesses. Tout est fait pour que le personnel ANPE suive cette pente-là et ne s'encombre pas de scrupules.
La division des tâches, par exemple. Avant, l'agent qui convoquait le chômeur était le même que celui qui le recevait. Plus maintenant. Il y a un agent qui convoque, un autre qui reçoit, un autre encore qui distribue les avertissements, etc. En dispersant les rôles, on déresponsabilise chaque rouage.

Comment les agents qui contrôlent sont-ils contrôlés à leur tour ?

C'est selon les directeurs, là aussi. Certains ne contrôlent rien, mais d'autres, de plus en plus nombreux, exercent un rôle hiérarchique fort. Par exemple, lors de nos réunions hebdomadaires, certains examinent tes relevés d'entretiens et vont te dire devant tout le monde : «Et lui, pourquoi il n'est pas en atelier de recherche d'emploi ?» Si tu considères que l'ANPE n'a rien à proposer, on te dira que ce n'est pas normal. Reste qu'un conseiller n'est jamais obligé de faire du zèle. Dans les formulaires de radiation, il y a cette formule : «Je suis contraint de vous radier.» C'est faux. On a parfaitement le choix.

Tu parlais de la soumission du chômeur à son contrôleur ANPE. Comment s'instaure-t-elle ?

Depuis quelques années, la philosophie de la maison veut que les mesures que nous prescrivons - c'est le terme médical utilisé chez nous - soient approuvées par nos «patients» (je plaisante !). On a donc mis en place un système dit de "diagnostic partagé", qui consiste à dire au chômeur qu'on va se mettre d'accord avec lui sur telle ou telle démarche qu'il aura à faire. En réalité, il n'a pas vraiment le choix. Mais dans nos conclusions d'entretien, on va mettre qu'il partage la décision, avec des formules du genre : «Vous vous engagez à... Nous tombons d'accord que...» Des consignes très précises nous ont été données à ce sujet. Tout doit être saisi en informatique. Le but étant de mouiller les gens pour qu'ils ne puissent pas contester les décisions.
C'est une mécanique bien pesée. D'un côté, l'ANPE développe tout un discours sur l'autonomie du chômeur, de l'autre, elle décrète si le chômeur est autonome ou non. C'est une injonction paradoxale : soyez autonome mais faites ce qu'on vous dit. Car c'est toujours le chômeur qui pose problème, jamais l'économie. S'il ne retrouve pas de travail, c'est parce qu'il ne présente pas assez bien, parce qu'il manque de gnaque, parce qu'il n'est pas concurrentiel sur le marché du travail, etc. Dans les débats de l'Assemblée nationale préalables au décret du 2 août, un député, Jean-Paul Anciaux, a dit : «Tout demandeur d'emploi doit être l'acteur principal de sa propre réinsertion.» Ça, c'est vraiment l'idéologie dominante, y compris à l'ANPE : les chômeurs sont maîtres de leur destin. S'ils restent sur le carreau, c'est de leur faute.
Ça fait des dégâts. Lors des entretiens, on sent bien le sentiment de peur et de culpabilité qui tenaille beaucoup de chômeurs. On se retrouve face à des gens qui ont de la bouteille et qui vont quand même se justifier par avance, avant même qu'on le leur demande. On les sent prêts à se plier à tout ce qu'on va leur dire. C'est assez effrayant.

Dans cette relation, l'outil informatique semble jouer un rôle important...

Effectivement. Les conclusions d'entretien sont stockées pour des années dans la mémoire informatique de l'ANPE. Sur la durée, cette «traçabilité» peut faire apparaître des incohérences dans les engagements du chômeur. Dans ce cas, malheur à lui... Et puis il y a les erreurs. Il arrive assez souvent, par exemple, qu'on oublie d'appuyer sur la touche «validation» à l'issue de l'entretien. Le demandeur d'emploi sera alors automatiquement classé comme n'étant pas allé à la convocation, avec tous les risques de sanction que cela implique. Les agents sont débordés, il nous arrive souvent de faire des erreurs. L'ennui, c'est que l'outil informatique les rend difficiles à détecter et plus difficiles encore à contester.

Il arrive donc que des chômeurs se fassent radier par erreur ?

Ah oui, c'est fréquent. Quand ils peuvent prouver qu'on a fait une boulette, on les réintègre. Mais s'ils ne le peuvent pas, c'est galère !

L'ANPE fait de plus en plus appel à des sous-traitants. Ça allège votre travail ?

Non, ça peut au contraire ajouter de la pression. À 95%, toutes les prestations que l'on propose - évaluation, ateliers, bilans de compétence, etc. - sont sous-traitées à des boîtes. Le truc, c'est que ces prestations ne leur seront payées qu'à partir d'un certain nombre de chômeurs. On ne va pas faire venir un formateur juste pour deux personnes. Alors on nous met la pression pour qu'à tout prix il y ait du monde dans ces groupes.

Ton travail a-t-il beaucoup changé depuis la directive du 2 août ?

Pas vraiment pour le moment. Les radiations à haute dose ont été lancées il y a déjà trois ans, la directive n'a fait que rajouter une couche à ce qui existait déjà. La nouveauté, c'est que l'Assedic peut désormais suspendre les allocations ou faire du contrôle, ce qu'elle ne faisait pas avant. C'était l'une des demandes du Medef. Les agents Assedic n'ont pas notre côté «psycho-sciences humaines», eux, ce sont des purs gestionnaires. Mais le vrai bouleversement, c'est le suivi mensuel des chômeurs, fondé idéologiquement sur une logique de résultats. Tout le monde s'attend à ce que la multiplication des convocations entraîne celle des radiations et des cessations d'inscription.

Le profil psycho-social dont tu parles n'a-t-il pas déjà été remplacé par un profil manager-tape-dur ?

Disons que la logique interne y encourage. On doit montrer qu'on est concurrentiels. On va être meilleurs en ayant des fichiers de candidatures fiables, avec des demandeurs d'emploi motivés et adaptés au marché. En radiant par paquets les chômeurs invendables, découragés ou qui s'en foutent, on prouve donc qu'on est un bon service public ! On retrouve la même idée sur notre site Intranet. Le 31 octobre, notre portail s'ouvrait sur une manchette qui se félicitait de la hausse des consultations sur le site de l'agence : «www.anpe.fr franchit la barre des trois millions de visiteurs, de nombreux records sont tombés.» Comme s'il y avait de quoi se réjouir.
Pour l'ANPE, il faut gagner des parts de marché et faire mieux que les autres, mieux que les boîtes d'intérim qui sont pourtant nos partenaires. Beaucoup d'agents rentrent dans cette logique de compétition parce qu'elle valorise leur travail. On n'est plus des fainéants de la fonction publique, mais des prestataires performants capables de battre le privé, notre modèle ! À cet égard, une étape importante a été la création, dans les années 90, d'un centre de formation pour notre encadrement. Son appellation veut tout dire : «Institut du management.» D'ailleurs, je ne sais pas si tu le sais, mais pour l'ANPE, tu n'es pas un chômeur mais un client.

En l'occurrence, je ne suis pas franchement roi...

Le client est roi quand c'est l'employeur. Quand c'est le chômeur, il n'est plus roi du tout.
Il faut noter qu'il y a beaucoup de triche dans les résultats proclamés par l'ANPE. On va par exemple piquer des offres d'emploi dans un journal et les intégrer à nos statistiques, alors qu'il n'y a eu aucun travail de fait. Toujours le culte du résultat. Ce qui me souffle, c'est de voir que lorsqu'ils sont radiés, les chômeurs non indemnisés réagissent de la même façon que les chômeurs indemnisés. Comme si l'ANPE offrait malgré tout une sorte de reconnaissance sociale. Un jour, une dame de 55 ans au chômage qui avait reçu par erreur un préavis de radiation s'est pointée à l'agence, folle d'inquiétude. Elle vivait à la campagne et avait dû faire 40 bornes en taxi pour venir nous voir. J'étais à l'accueil ce jour-là. J'ai vite vu qu'il s'agissait d'une bourde et je lui ai dit de ne pas s'inquiéter. Puis j'ai déchiré le papelard. À la tête qu'elle a fait, j'ai compris que je n'aurais pas dû : en deux secondes, un document qui lui avait coûté une trouille terrible et 80 bornes de taxi est parti à la poubelle, sous ses yeux. Pour moi, c'était juste une erreur de plus. Pour elle, c'était un choc.

 

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Par sm réside a cannes - Communauté : ANPE
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Mardi 3 février 2 03 /02 /Fév 13:28

Voici le témoignage & l'analyse de Richard, participant à notre forum, sur son expérience du travail temporaire et de la précarité professionnelle.

 
 
 

CHôMAGE, PRÉCARITÉ... INTÉRIM !

Le marché de l'emploi dépérit sous l'effet de la professionnalisation de la précarité au bénéfice des sociétés d'intérim - qui jouissent d'un marché dont 80% des postes à pourvoir ont un statut précaire, avec pour but de faire du chiffre d'affaire, et d'arranger les entreprises utilisatrices qui utilisent temporairement des spécialistes pour les "rendre au marché" quand ils n'en veulent plus.

Les cumuls de postes en intérim entraînent une précarisation des CV et des parcours professionnels. On atteint des summums quand certaines sociétés d'intérim comme ADECCO - l'une des championnes de la précarité - s'étonnent que "certains candidats n'ont fait que de l'intérim"... "Vous n'avez jamais eu de CDI ?" s'entendent dire certains candidats : très amusant, alors qu'en réalité les sociétés de travail temporaire favorisent elles-mêmes la professionnalisation de l'emploi intérimaire.

En cela, le système vise toujours à rendre le salarié corvéable à merci, dans un jeu complice Société d'Intérim/Patronat qui se tient dans un schéma où ils se posent et s'entendent ensemble en juge et partie.

L'intérim au pays de l'emploi précaire devient autant de périodes d'essai, qui se présentent comme le parfait outil pour juger à bien ou à tort des candidats, quand on sait qu'effectivement les intérimaires sont souvent envoyés dans des entreprises en difficulté où les conflits peuvent être nombreux en rapport à la situation sociale de l'entreprise.
Ainsi, à l'issue de leurs missions, les candidats n'ayant toujours pas trouvé chaussure à leur pied au bout de 6 ou 12 mois du fait des aléas du marché, seront tenus de produire des références alors que la société d'intérim, elle, n'hésitera pas à contacter d'anciens employeurs en vue de références toutes aléatoires, quand on sait qu'elle vient à juger un candidat sur un fondement relatif, au fait que le jugement ne peut être que partial et non impartial, quand il est forcément fondé sur une entente de nature relationnelle, donc sur un jugement a posteriori et de type discriminatoire.
Au final, le contrôle de référence qui nie l'individu lui-même au profit du salarié-objet, se présente comme le couperet du principe du copinage quand la référence revient à vérifier si le candidat a été effectivement corvéable à merci, ou en tous les cas si son employeur entend donner une bonne note à son ancien salarié sur un fondement patronal, donc relatif en tous points.

L'intérim (ou emploi précaire professionnalisé) devient ainsi un parfait boomerang au seul profit des sociétés d'intérim, qui précarisent l'emploi et mettent le salarié dans un statut de chantage à l'emploi.

Les sociétés d'intérim sont des systèmes d'asservissement humain qui servent de purs intérêts économiques, n'aident pas l'emploi, et mettent en état de dépendance l'emploi salarié et les salariés eux-mêmes, à leur détriment.

Les sociétés d'intérim avaient leur raison d'être il y a 30 ans en situation de plein emploi, quand le facteur "pion de remplacement" avait vocation à compléter l'emploi et non à le remplacer. Elles doivent aujourd'hui être nationalisées afin d'être contrôlées. Car c'est de "l'emploi d'intérim à durée indéterminée" dont il s'agit, phénomène boomerang qui va à l'encontre des salariés dans un principe appliqué d'auto-élimination.

En l'espèce, l’abus d’intérim a été condamné à l'encontre d'employeurs indélicats

La Cour de Cassation a déjà obligé un constructeur automobile à embaucher dans un contrat de travail des intérimaires. Un (tout) petit pas en direction des précaires qui n’effraie pas vraiment les entreprises : sont légion celles qui font travailler les mêmes intérimaires depuis un an ou deux, interrompant les missions par quelques jours de congés pour mieux les renouveler, tant et si bien qu'on croit ces nouvelles recrues embauchées alors qu'ils ne le seront jamais, et que la mission à rallonges prendra fin brutalement quand l'employeur décidera qu'il risque une sanction et se débarrassera d'un bon élément pour le remplacer par un autre...

Les attaques contre le Code du travail et contre les droits des salariés sont inacceptables. L’objectif du gouvernement peut être résumé simplement : il s’agit de faire des travailleurs des machines utilisables et corvéables à merci. En même temps, le patronat impose un allongement du temps de travail : après la contre-réforme des retraites, qui a allongé la durée de cotisation, nous faisons face à une offensive brutale contre les 35 heures.
Si 80% des salariés sont encore en CDI, la vaste majorité des embauches concerne des emplois précaires. L’augmentation du chômage et la dégradation de son indemnisation se répercutent sur l’ensemble des salariés qui, par crainte du licenciement, révisent à la baisse leurs exigences en matière de revenus, de charge de travail et de stabilité. Le recours à la précarité est une politique délibérée qui vise en tout premier lieu le Code du Travail et le statut général des fonctionnaires, et à travers eux le droit au travail et les différentes protections qui y sont attachées. Du point de vue du MEDEF, le code du travail et le statut des fonctionnaires donnent trop d’avantages aux salariés. Aussi veut-il les détruire.

La précarité a connu un développement tel qu’il a contribué à la formation d’une classe ouvrière périphérique, surexploitée, divisée et totalement désorganisée. Que ce soit dans le privé ou dans le public, on assiste à la multiplication des contrats précaires. Dans le privé, l’intérim, la sous-traitance, les contrats à durée déterminée, les emplois à temps partiel, les emplois aidés, etc… constituent 80% des embauches. Dans le public, les salariés précaires ont pour nom auxiliaires, vacataires, temporaires, contractuels, etc. — et représentent un tiers du personnel.
Cette frange du salariat doit accepter des emplois aux normes détériorées en termes de salaire, de statut, de conditions de travail, de qualifications et de droits. Cette situation n’est pas sans effet sur l’ensemble des salariés : les précaires sont utilisés comme moyens de pression et permettent l’introduction de nouvelles conditions de travail (flexibilité, polyvalence, mobilité, déqualification...).
Aucun secteur n’est épargné, y compris la recherche.

La précarité de l’emploi, l’absence de garanties sociales et des conditions de travail généralement pénibles rendent difficiles l’organisation des précaires et, par conséquent, freinent leur capacité à lutter. Les précaires ne voient l’aboutissement de leurs revendications que lorsque celles-ci sont prises en charge par les sections syndicales d’entreprises, comme chez Peugeot-Citroën (Seine-Saint-Denis), Renault (Yvelines) et Toyota (Nord).

Pour une contre-offensive syndicale

Ainsi s’exprime le MEDEF : «Il apparaît préférable d’occuper un emploi, fut-ce sous forme de contrat court, plutôt que d’être au chômage. Les effets positifs des contrats courts sur l’insertion professionnelle des jeunes viennent à l’appui de cette thèse. Les contrats courts préfigurent, de ce point de vue, la société de demain fondée sur le dynamisme et la mobilité.» Et en effet, plus de 60% des salariés en CDD ont moins de 30 ans, et 35% des intérimaires ont moins de 25 ans. Et dans 20% des cas seulement, les CDD ou l’intérim débouchent sur un CDI.

Le problème des travailleurs précaires se pose à l’ensemble des salariés.
Pour les jeunes comme pour l’ensemble des chômeurs, l'emploi précaire est quasiment devenu le seul moyen d’entrer ou de retourner dans le monde du travail, qui s’est transformé en une course infernale aux petits contrats et autres «missions». Conséquence de la pression exercée sur ces salariés pour qu’ils soient toujours plus rentables : les accidents du travail déclarés sont repartis à la hausse et les maladies professionnelles ont explosé.
Enfin, cette situation se lit également dans un chiffre aussi scandaleux que dramatique : 29% des SDF travaillent sous contrat précaire. C’est là l’une des facettes de la « société de demain fondée sur le dynamisme et la mobilité » que le MEDEF appelle de ses vœux !

La situation des travailleurs précaires est un obstacle à la lutte collective, ce qui complique la tâche des organisations syndicales. La défense des travailleurs précaires ne peut être portée par les seuls précaires, de même que les chômeurs ne peuvent lutter seuls contre le chômage. Dans les deux cas, les salariés en CDI et les organisations syndicales doivent constituer la colonne vertébrale d’un mouvement pour la défense des travailleurs précaires. Il est clair, par ailleurs, que les luttes locales, à l’échelle d’une entreprise, ne peuvent inverser la tendance à l’échelle nationale dans le domaine du travail précaire. Dans le contexte actuel, seule une lutte d’envergure nationale impliquant massivement les salariés du public et du privé a une chance de faire reculer le MEDEF et le gouvernement. Une grève générale de 24 heures serait une étape cruciale dans la contre-offensive qui s’impose.
Il n’y a d’autre voie que la mobilisation de tout le salariat — précaire ou non — autour d’une plate-forme syndicale offensive. Pour sa part, La Riposte a publié et diffusé dans le mouvement syndical une proposition de plate-forme syndicale dont voici un passage concernant la précarité:
«La précarité est une forme de chômage larvé. […] Soumis à la pression des agences d’intérim, des contrats à temps partiel ou à durée déterminée, des centaines de milliers de salariés vivent dans l’angoisse permanente du lendemain. Les CDD ne doivent être proposés que pour remplacer des salariés temporairement absents (maternité, maladie, etc.) ou pour des travaux proprement saisonniers. Tout recours à un CDD en dehors de ces cas précis doit être validé par les instances syndicales ou, à défaut, par le délégué du personnel.

La généralisation de la précarité est devenue une énorme source de profits pour les agences d’intérim. Il faut revendiquer la nationalisation des plus importantes d’entre elles, sans indemnisation, sauf pour les actionnaires les plus modestes. Les ressources matérielles et humaines de ces agences d’intérim doivent alors être intégrées dans les structures de l’ANPE, afin de renforcer le dispositif public d’aide et d’accompagnement des chômeurs. »

Par sm réside a cannes - Communauté : ANPE
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Dimanche 11 janvier 7 11 /01 /Jan 10:44

CONTRAT INTERIME .ET CDD ET CDI
Grosse arnaque
 Les employeurs utilisent c'est contrat afin d'attirer des salariés car cela leurs coûtent beaucoup moins chère que d'embaucher quelqu'un en CDD ou en intérim
Aujourd'hui un CDI nexiste plus


Les employeurs font des annonces à L'anpe qu'ils recherches des personnes en CDI alors que cela est totalement faux c'est un mensonge il font attirés un maximum de gens et une fois que les employeurs vous on convoqué il vous disent que vous commencez par un CDD sur une période d'essai  pour vous faire croire que après qu'il y aura un CDI
Alors que des le début vous avez vu sur les offres d'anpe des offres en CDI
Ils utilisent c'est contrat pour attirer les chômeurs car si il mettent CDD sur l'offre anpe ils savent que personne ne viendra à leurs entretien

Alors que les employés n'ont aucune intention de faire un CDI car cela leur coûte beaucoup moins chère  de faire un CDD au lieu d'un CDI
Les employeurs veulent vous faires croire que a l'issu de votre CDD vous allez avoir un CDI si vous convenez a l'employeur mais cela est totalement faux même si vous faites l'affaire un employeur ne vous fera jamais de CDI

Il prendra une autre personne en CDD pour son entreprise et des que votre contrat ce termine il se débarrassera de vous comme une grosse merde et il prendra une autre personne en CDD pour que sa puisse lui coûter beaucoup moins chère à l'état afin de vous déclarer .
Et l'intérim c'est pareille c'est le même cas similaire .

Dans notre société moderne, l'emploi a beaucoup évolué depuis les 30 dernières années et maintenant ou la demande d'emploi est supérieure à l'offre on se retrouve forcément avec un déséquilibre qui ne peut être qu'à l'avantage des employeurs.

Le contrat en CDD
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CDD pour Contrat à Durée Déterminée. Ce type de contrat est de plus en plus utilisé par les employeurs. Certes c'est très pratique pour eux mais c'est une forme de travail très pénalisante pour les salariés. Je m'explique :

- Pour l'employeur qui a un besoin ponctuel, suite par exemple à une forte demande de ses clients, peut embaucher du personnel sans ce soucier de licenciement futur car une fois la période en CDD terminée le contrat s'arrête et le salarié est libre comme l'employeur sans aucune obligation de part et d'autre.

- Pour le salarié c'est un emploi 'précaire' qui ne donne aucune vision sur son avenir professionnel. C'est aussi dégradant s'il l'employé fait trop de CDD qui peut ainsi se retourner contre lui dans son CV comme une image de travailleur non fixé sur un emploi.

Mais c'est quoi le CDD ?

Un CDD ne peut être conclu pour une durée maximale de 18 à 24 mois (selon le cas) renouvellement inclus.

Un CDD ne peut être renouvelé qu'un fois, c'est se qu'on appelle aussi une prolongation. Un CDD prend fin obligatoirement après la prolongation et si un nouveau contrat en CDD pour le même poste est conclu avec le même salarié ou un autre l'employeur DOIT obligatoirement tenir compte d'un délai de carence entre les deux CDD, délai aussi nommé "tiers-temps" car en fin de CDD il faut attendre le tiers du CDD précédent pour pouvoir conclure un nouveau CDD, exemple :

CDD de 6 mois, plus 6 mois de prolongation, le délai d'attente pour le prochain CDD sera de 12/3 = 4 mois !


Abus sur les CDD

Il faut savoir que beaucoup d'employeur abusent des CDD répétitifs sans tenir compte du délai de carence dit "tiers-temps" ce qui conduit les employés à rester des années durant en contrats précaires et ce qui est totalement interdit par la loi.

Il faut savoir que vous pouvez saisir le conseil des Prud'hommes si votre employeur renouvelle sans cesse votre CDD (même en invoquant des motifs différents) sans tenir compte des délais de carence.

Un CDD renouvelé sans cesse ET sans tenir compte du tiers temps OU pour un motif IDENTIQUE tombe sur le coup de l'article 122-3-13 du Code du Travail.

Cet Article permet au salarié de demander au Conseil des Prud'hommes la requalification du CDD en CDI (contrat à durée indéterminé) automatiquement avec en premier lieu un indemnité d'un mois de salaire au minimum. Ensuite une fois le CDD requalifié en CDI, si l'employeur ne veut plus garder le salarié, ce dernier peut porter l'affaire devant le conseil des Prud'hommes pour licenciement abusif ! E ça marche croyez moi !!!!!

Le CDD comme période d'essai
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Il est devenu courant pour beaucoup d'employeur de signer un CDD de 2 ou 3 mois avec évolution en CDI pour le faire justifier en période d'essai. cette attitude est abusive car même si le CDI est signé par la suite, mais qu'au bout de quelques années le salarié est licencié de son CDI pour tel ou tel motif, la salarié peut la encore attaquer pour un CDD abusif !

Droit du salarié en CDD
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En premier il a droit au même salaire qu'un employé de la même société avec la même qualification !

Ensuite il a droit à une indemnité de précarité d'un taux de 6% du salaire total perçu durant le CDD, sauf s'il est employé en CDI immédiatement à la fin du CDD.

Il a droit aussi aux congés payés, soit 10% du montant des salaires.

Conclusion
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Un contrat en CDD est intéressant pour une période de travail déterminée mais trop souvent les employeurs abusent et profitent de l'ignorance des salariés.

Méfiance donc!

Par sm réside a cannes - Communauté : ANPE
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Dimanche 11 janvier 7 11 /01 /Jan 01:33

L'anpe veut vous faire croire que a l'issu d'une formation il vous trouveront un travaille
ou alors vous trouverai du travaille par vous meme cela est complètement faux !!!
L'anpe envoi des chômeurs en formation pour vous occupez
En échange l'organisme de formation empoche des primes de la part de l'état afin de vous faire croire qu'il y a un emploi à la clés.
En gros vous étés utilisé , manipulé comme une merde un maximum de temps en formation pour vous apprendre des choses que vous savez déjà faire un cv ,lettre de motivation ,recherche d'emploi
ou encore apprendre du français ,des maths ,ou d'autre métier dans la sécurité ,ou  dans n'importe quel domaine d'activité selon votre expérience et votre formation précédente mais à la fin de cette formation vous en êtes en point zéro aucun emploi à la clés
Uniquement une prime de l'état verser a l'organisme de formation afin qu'il vous est occuper un maximum de temps en garderie
aucun aide de la  part des formateurs pour vous aidez à recherchez des emplois aucune aide de recherche pour vous aidez a trouvez du travaille
En gros des que l'organisme de formation vous a eu pendant sa période de garderie ou vous avez signer un contrat avec l'anpe  et l'organisme de formation une fois terminer il se débarrasse de vous comme une grosse merde a vous de vous débrouiller
Donc on gros vous en êtes au point de départ et sa a servie a rien uniquement a vous manipulé comme quoi vous aller avoir du boulot .
Surtout refuser de signer ce genre de contrat a l'anpe faite un moyen de pression a votre conseiller anpe en lui expliquant que vous préférerai être radiez que venir ou venait avec votre conseiller de la cgt mais surtout ne signer pas de contrat .
Si jamais vous avez déjà signer insister lourdement sur votre conseiller dite lui que vous voulez arrêter pas tous les moyens !!!!

Parallèlement au développement considérable du chômage, les formations pour demandeurs d'emploi ont explosé. La mise en place du PARE a été l'occasion de renforcer encore ces mesures. Elles ont d'abord un but occupationnel et permettent aux précaires de ne pas être trop oisifs entre deux CDD. Elles ont aussi un rôle de formatage aux règles des entreprises et aux nouvelles contraintes du travail. Enfin, dans le cadre de la "libéralisation" du marché de l'emploi, elles sont une manne financière pour les organismes de formation privés ou parapublics.

Occuper

Quoi de plus dangereux que des masses de gens disposant de temps libre pour se distraire, rencontrer des amis, échanger sur la société telle qu'elle va ?
Si les entreprises ont besoin d'un important volant de chômage, il faut que les demandeurs d'emploi puissent être étiquetés, contrôlés, occupés pour rester une main-d'oeuvre éventuelle docile. Pour cela, tout un éventail de formations ou de prestations d'accompagnement peuvent être proposées aux chômeurs, voire imposées sous la menace d'une radiation.

Les plus intéressantes sont certainement les formations qualifiantes dispensées surtout dans les centres AFPA, les GRETA, les CFPPA (agriculture), les centres spécialisés pour travailleurs handicapés, et quelques organismes privés.
Souvent d'une durée assez longue (de quelques mois à 2 ans), elles permettent d'apprendre un métier de façon très concrète tout en étant rémunéré (plus ou moins bien, comme nous le verrons plus loin). Mais ces formations ne débouchent pas toujours sur une insertion professionnelle parce qu'elles ne correspondent pas forcément aux réalités du marché du travail.
Dans certains domaines, le nombre de personnes formées est bien supérieur à la demande locale des entreprises : combien de coiffeuses doivent se contenter d'être femme au foyer ? Certains métiers "adaptés" connaissent la même pénurie : des établissements pour handicapés peuvent bien former des malvoyants ou non-voyants au métier de standardiste, combien d'entreprises sont équipées d'un standard en braille ? Enfin, dans d'autres branches comme la restauration ou le bâtiment, les conditions de travail sont telles qu'elles entraînent un manque de main-d'oeuvre malgré un grand nombre de personnes formées : une fois leur diplôme en poche, les nouveaux professionnels se détournent en quelques années, voire quelques mois vers des emplois à de meilleures conditions.
Les formations préparatoires ou de "remise à niveau" peuvent aussi constituer pour les demandeurs d'emploi un moment assez intéressant. Elles permettent d'acquérir ou consolider des connaissances, de rencontrer d'autres stagiaires, de discuter tout en étant rémunérés. Malheureusement, certains formateurs peuvent avoir une attitude condescendante ou infantilisante avec les stagiaires. Cela peut entraîner des comportements de résistance, trop souvent individuels. Peu importe si les stagiaires sont satisfaits ou pas, qu'ils progressent ou pas, l'essentiel est qu'ils soient présents, que les heures allouées soient consommées
Formater

Si ces stages préparatoires peuvent parfois constituer une occupation intéressante pour les participants, ils ne sont qu'une étape dans un parcours avant une formation qualifiante ou un accompagnement vers l'emploi. Car c'est bien là le but officiel de toutes ces formations : l'emploi. Est-ce que cela a une efficacité quelconque sur celui-ci ?
Non au niveau de la société (ces stages ne font pas diminuer le nombre de demandeurs d'emploi) et souvent oui au niveau individuel (pour une partie des publics, les stages ne sont qu'un passage, pour d'autres un éternel retour). Il s'agit avant tout de montrer que ce ne sont pas toujours les mêmes qui chôment et que pour trouver un travail, il faut le mériter.

Il existe une grande variété de stages, "prestations d'accompagnement" ou "prestations d'appui ponctuel" qui visent la définition d'un projet professionnel ou la recherche directe d'emploi : objectif projet (individuel ou en groupe), objectif emploi (idem), bilan de compétences approfondi, club de recherche d'emploi, cercle de recherche active d'emploi, marketing emploi (pour cadres, évidemment), ateliers thématiques, évaluations en milieu de travail, etc.
Prescrites par les conseillers ANPE mais réalisées le plus souvent par des organismes privés, elles peuvent être assez sympathiques (réfléchir en groupe sur son projet) ou franchement détestables.
La pire est certainement l'évaluation en milieu de travail (EMT) qui peut durer dix jours pendant lesquels le demandeur d'emploi n'est pas payé, mais c'est l'entreprise qui est rémunérée par l'ANPE !

Pour insérer les chômeurs les plus rétifs, des actions plus lourdes doivent avoir lieu sous formes de stages : plates-formes d'orientation, généralistes ou professionnalisantes, ouvertes à tous ou destinées à des publics particuliers (jeunes, handicapés). À ce propos, il est nécessaire de se demander pourquoi le ministère du travail fait cette distinction entre jeunes (16 à 25 ans) et adultes (plus de 26 ans). Il ne s'agit pas seulement d'une mesure d'économie (les jeunes étant censés être aidés par leur famille, ils n'ont pas droit au RMI), mais aussi d'une mesure "pédagogique" : ces jeunes chômeurs n'ayant pas a priori "le goût du travail" doivent être remis dans "le droit chemin" (alors que les adultes sont plus définitivement, quoiqu'officieusement, classés entre employables et inemployables)...

Ces plates-formes ont elles aussi l'avantage d'être rémunérées, ce qui fait que certains "demandeurs d'emploi" ayant bien perçu le fonctionnement du système se transforment en "demandeurs de stages". Les apprentissages formels visent surtout à donner à chacun les moyens de se présenter le mieux possible en vue d'une embauche : préciser son projet et ses compétences, rédiger CV et lettres de motivation, s'entraîner aux tests ou à l'entretien d'embauche. Tout cela ne pose pas trop de problème et les stagiaires s'y plient de bonne grâce, même s'ils expriment parfois des désaccords sur la façon de voir l'entreprise et les patrons.
Par contre, les stages d'essai en entreprise et la "mise au travail" sont souvent sources de tensions, voire de conflits en raison des intérêts contradictoires en jeu.
Les financeurs - ANPE, DDTEFP - souhaitent avant tout que les statistiques (taux de retour à l'emploi) soient bonnes pour montrer que les fonds distribués le sont efficacement. Les organismes de formation souhaitent également un pourcentage élevé de "solutions positives" car c'est un élément très important pour être retenu lors des prochains appels d'offre. Les stagiaires souhaitent majoritairement retrouver un emploi, mais ne sont pas prêts à accepter n'importe quelles conditions, ce qui se comprend tout à fait. D'autres souhaitent avant tout donner le change afin que les pressions de l'ANPE soient moins insistantes, ce qui est également fort légitime. Enfin, les patrons souhaitent avant tout avoir des stagiaires gratuits (elles en profitent de plus en plus largement !) et au cas où elles auraient besoin d'embaucher, qu'on leur fournisse le personnel idéal : qualifié, directement employable, payable au minimum et pouvant faire bénéficier l'entreprise d'une aide de l'Etat. Et dans tout cela, les formateurs sont coincés entre les demandes des uns et des autres, entre les besoins de "formatage" aux demandes des entreprises et leur éthique qui les pousserait à se sentir solidaires des stagiaires.


Empocher

En effet, si les entreprises de formations sont assez prospères, bon nombre de formateurs subissent une grande précarité et des conditions de travail lamentables.
Les formateurs de l'AFPA ont pour la plupart une certaine sécurité d'emploi, des revenus et des conditions de travail corrects, mais avec des menaces de plus en plus claires de restructuration et de modification de leur statut. Les GRETA (Éducation Nationale) et CFPPA (Agriculture), à côté des fonctionnaires, fonctionnent avec une proportion très importante de vacataires, parfois embauchés pour la durée d'un stage.

Les organismes assurant la plupart des remises à niveau, des plates-formes ou des prestations ANPE sont des organismes privés (parfois sous une apparence associative). Ils drainent la manne financière que l'État consacre à la formation des demandeurs d'emploi.
Cela peut être considérable, car certaines prestations ou marchés publics sont très bien rémunérés. Par contre, cela peut être très fluctuant étant donné que les marchés sont le plus souvent ponctuels et que les prestations ANPE dépendent du bon vouloir des responsables régionaux.
À titre d'exemple, en Limousin en juillet 2003, le directeur régional de l'ANPE a ordonné aux agences de ne plus envoyer de prescriptions à F.E.L., principal organisme privé de la région, pour le motif qu'il avait une part trop importante, ce qui a entraîné le licenciement de 5 personnes. Toujours en Limousin, au début 2004, c'est Objectis - autre organisme privé - qui, n'ayant pas obtenu les plates-formes escomptées, a dû licencier plusieurs personnes dont certaines ont aussitôt été embauchées par F.E.L. qui avait emporté le marché
Pour limiter les effets de ces variations d'activité importantes, les organismes de formation ont 2 stratégies différentes.
Certaines fonctionnent avec peu de personnel permanent et beaucoup de formateurs embauchés en CDD pour le temps d'un stage.
D'autres préfèrent embaucher du personnel en CDI à temps partiel (14 ou 21 heures par exemple), avec possibilité d'augmenter ce temps en fonction des besoins.
Ces conditions sont imposées avec d'autant plus de bonne conscience que si les dirigeants sont majoritairement des hommes, les employés sont surtout des femmes.

Si l'on ajoute à la précarité de l'emploi et au temps partiel contraint le fait que les rémunérations restent souvent faibles, que la convention collective est rarement respectée (en particulier au niveau de la classification des postes ou des heures de préparation), on comprendra que les formateurs ne sont pas loin d'être aussi précaires que les stagiaires qu'ils reçoivent.
Bien sûr, la rémunération des stagiaires est souvent extrêmement faible pour les jeunes et les personnes n'ayant jamais travaillé, mais elle peut être très correcte pour d'autres, en particulier les travailleurs handicapés.
Si on peut dire que les formateurs vivent grâce à l'existence d'un volant important de demandeurs d'emploi, ils en vivent chichement (ce qui n'est pas le cas des dirigeants de ces entreprises). Les conditions semblent réunies pour que ce secteur, très symptomatique de l'état de notre société, soit le lieu de luttes et de convergences entre travailleurs précaires et demandeurs d'emploi.
Malheureusement, la dispersion en petites unités, le cloisonnement en activités diverses et la peur du chômage ne favorisent pas l'émergence de solidarités et de luttes collectives...

Par sm résice à cannes - Communauté : ANPE
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